22 nov. 2012

Du 5 au 9 décembre


Venez bavarder avec nous et faire le plein de gravures en U12,
stand Estienne/Artegraf!

8 nov. 2012

Expo ABC+ à Torcy, 27 octobre-21 novembre

Nous présentons notre CASSE TYPOGRAPHIQUE dans le cadre de l'exposition Abécédaire ABC+ à La Ferme du couvent de Torcy jusqu'au 21 novembre. Le graphiste Julien Gineste et les enfants des centres de loisir de Seine et Marne y participent également.




  La casse typographique d'Artégraf et le travail du graphiste Julien Gineste (impressions typo)


NOTRE CASSE TYPOGRAPHIQUE - 250x190cm


ZOOM SUR NOTRE CASSE TYPOGRAPHIQUE !


ALPHABETS - Julien Gineste


TECHNIQUE - au premier plan des caractères en bois, à gauche un tiroir de meuble typographique : une casse !







La casse typo par Artegraf



Voici le résultat d'un projet collectif que nous avons fait courir sur presque 3 années dans notre atelier. Notre casse mesure 2m50 sur 1m90!

Mais d'abord, un peu de vulgarisation...
De l’invention de l’imprimerie par Gutenberg en 1454 jusqu'à la fin du siècle dernier, pour imprimer un texte, on ne disposait pas d’un ordinateur et d’une imprimante, non, mais de grands tiroirs remplis de lettres en plomb que l’on assemblait les unes à côté des autres pour composer un mot puis une phrase, un texte enfin.
C'est ce grand tiroir que l'on appelle une «casse» et chacun des petits compartiments dédié à une lettre est un «cassetin». Dans un casse, on trouve aussi les lettres accentuées, les chiffres, la ponctuation et tous les signes nécessaires à l’écriture d’un texte : au total cela fait 114 cassetins!
Dans une casse comme sur un clavier d’ordinateur, les lettres ne sont pas rangées par ordre alphabétique mais en fonction de leur utilisation. Ainsi, on remarque que le cassetin du «e», qui est une lettre très fréquente dans la langue française, est placé au centre. Il est aussi le plus grand pour contenir un maximum d’exemplaires.
Dans la partie supérieure de la casse, on trouve les capitales et dans la partie inférieure, les minuscules. Aujourd’hui encore, on parle pour les désigner de caractères «haut de casse» et «bas de casse».

Bien-sûr, la typographie au plomb n’est plus utilisée aujourd’hui à l’échelle industrielle, mais elle garde un intérêt certain pour les artistes et les artisans du livre, notamment pour ses incomparables qualités d’impression.

L’œuvre que nous présentons ici est une réalisation collective. Nous avons imaginé une casse géante imprimée ! Comme un hommage à l’impression typographique et à la richesse de la lettre imprimée.


Une casse de notre atelier. À chaque casse correspond une police de caractères (c'est-à-dire la forme des lettres, ici du Caslon italique) et un corps (c'est-à-dire la taille des lettres, ici du 12 points).
Le modèle de casse que tout typographe doit connaître "sur le bout des doigts".

Zoom sur notre casse!



En typo, on imprime qu'une couleur à la fois.
Pour imprimer le "ï", il a donc fallu 2 passages: un vert puis un rouge.
Attention au calage!

Pour éviter les compositions trop lourdes à déplacer,
les grands caractères sont en bois plutôt qu'en plomb.